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Chant deuxième, strophe 11

Avec ses muscles, il étrangle la gorge de l’ange, qui ne peut plus respirer, et lui renverse le visage, en l’appuyant sur sa poitrine odieuse. […] Il se penche, et porte sa langue, imbibée de salive, sur cette joue angélique, qui jette des regards suppliants. Il promène quelque temps sa langue sur cette joue. Oh!… voyez!… voyez donc!… la joue blanche et rose est devenue noire, comme un charbon! Elle exhale des miasmes putrides. C’est la gangrène; il n’est plus permis d’en douter. Le mal rongeur s’étend sur toute la figure, et de là, exerce ses furies sur les parties basses; bientôt, tout le corps n’est qu’une vaste plaie immonde […] Depuis ce jour, chaque soir, dès la tombée de la nuit, l’on voit une lampe brillante qui surgit et se maintient, gracieusement, sur la surface du fleuve, à la hauteur du Pont Napoléon, en portant, au lieu d’anse, deux mignonnes ailes d’ange.

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