image04.jpg 

Chant premier, strophe 7

J’ai fait un pacte avec la prostitution afin de semer le désordre dans les familles.  Je me rappelle la nuit qui précéda cette dangereuse liaison.  Je vis devant moi un tombeau. J’entendis un ver luisant, grand comme une maison, qui me dit: «Je vais t’éclairer. Lis l’inscription. Ce n’est pas de moi que vient cet ordre suprême.» Une vaste lumière couleur de sang, à l’aspect de laquelle mes mâchoires claquèrent et mes bras tombèrent inertes, se répandit dans les airs jusqu’à l’horizon.  Je m’appuyai contre une muraille en ruine, car j’allais tomber, et je lus: «Ci-gît un adolescent qui mourut poitrinaire: vous savez pourquoi.  Ne priez pas pour lui,» Beaucoup d’hommes n’auraient peut-être pas eu autant de courage que moi. Pendant ce temps, une belle femme nue vint se coucher à mes pieds.  Moi, à elle, avec une figure triste: «Tu peux te relever.» Je lui tendis la main avec laquelle le fratricide égorge sa soeur.  Le ver luisant, à moi: «Toi, prends une pierre et tue-la. – Pourquoi? lui dis-je. » Lui, à moi: «Prends garde à toi, le plus faible, parce que je suis le plus fort. Celle-ci s’appelle Prostitution.»

Publicités
Publié dans Arts. 1 Comment »

Une Réponse to “”

  1. Luís Prata Says:

    Quando essa cabeça louca dá para o disparate, não há competição…

    Essa é uma das minhas preferidas.
    Há é que se voltar a pintar.

    🙂


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :