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Chant premier, strophe 6

On doit laisser pousser ses ongles pendant quinze jours. Oh! comme il est doux d’arracher brutalement de son lit un enfant qui n’a rien encore sur la lèvre supérieure, et, avec les yeux très ouverts, de faire semblant de passer suavement la main sur son front, en inclinant en arrière ses beaux cheveux! Puis, tout à coup, au moment où il s’y attend le moins, d’enfoncer les ongles longs dans sa poitrine molle, de façon qu’il ne meure pas; car, s’il mourait, on n’aurait pas plus tard l’aspect de ses misères.  Ensuite, on boit le sang en léchant les blessures; et, pendant ce temps, qui devrait durer autant que l’éternité dure, l’enfant pleure. Rien n’est si bon que son sang, extrait comme je viens de le dire, et tout chaud encore, si ce ne sont ses larmes, amères comme le sel.

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Publié dans Arts. 4 Comments »

4 Réponses to “”

  1. nat Says:

    a imagem fez-me cerrar os dentes. mas como entendo o chamamento da pureza, da delicadeza, da ternura, do desejo do que nunca se teve, ou do que se sabe que, se alguma vez se teve, foi envenenado, conspurcado… e, agora, é cobiçado, incontrolavelmente cobiçado e desejado. numa volúpia que faz dilatar as os olhos das próprias orbitas…. soberba a imagética. parabéns
    nat

  2. Arrebenta Says:

    Essa vérmina de Gaia até aqui tinha de vir largar o bafo de pécora!…

  3. Luis Alves da Costa Says:

    Esta cadela devia ser pisada como uma barata. Há de chegar o dia


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