« Les Chants de Maldoror », de Lautréamont 

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Chant premier, strophe 1

Écoute bien ce que je te dis: dirige tes talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle, ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon, d’où tout à coup part un vent étrange et fort, précurseur de la tempête.

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Chant sixième, strophe 10

Son corps va frapper le dôme du Panthéon, tandis que la corde étreint, en partie, de ses replis, la paroi supérieure de l’immense coupole. C’est sur sa superfície sphérique et convexe, qui ne ressemble à une orange que pour la forme, qu’on voit, à toute heure du jour, un squelette desséché, resté suspendu: […] allez-y voir vous-même, si vous ne voulez pas me croire.